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    Les Ateliers de la Résilience pour les femmes victimes de violences

    Prise en charge psychologique des femmes victimes de violences

    Comment ? La thérapie groupale combiné à des ateliers d’art-thérapie.

    Pourquoi ? La recrudescence des violences conjugales, intrafamiliales et des féminicides où des familles se retrouvent endeuillées et insuffisamment de accompagnées psychologiquement sur le moyen et le long terme.
    L’objectif : favoriser la réhabilitation sociale et familiale, la résilience, reprendre confiance en soi et en la société.
    Les Ateliers de la Résilience est un programme thérapeutique, conçu par le Centre Phoenix à l’attention des femmes victimes de violences intrafamiliales . Ce dispositif est destiné à des patientes souffrant de stress post traumatique suite aux violences qu’elles ont enduré, mais également les familles lorsqu’elles ont, du fait de ces violences, perdu une mère, une sœur, une fille.

    Le projet en détails :
    L’objectif des Ateliers de la Résilience consiste aussi à faciliter la réintégration des victimes dans la société parce que le premier réflexe des personnes traumatisées est le repli sur soi. Par définition, la violence est un dépassement de ce qui est acceptable et tolérable, elle touche l’intégrité psychique et physique, provoque la rupture avec la société et avec la famille en cas de féminicide. Le traumatisme provoque un tsunami émotionnel où l’individu perd durant une « période », tous ses repères. Mais ce repli est nécessaire pour se retrouver et se reconstruire avec les participants du même groupe ; cette transition est primordiale pour le retour dans la société.
    Les Ateliers de la Résilience permettent aux victimes le passage de la vie psychique traumatique à la vie réelle et familiale avec l’aide des psychologues, pour évaluer en temps réel leurs réactions et pouvoir intervenir en cas de besoin.
    Ce protocole comprend des outils thérapeutiques qui vont aider les victimes de violences physiques et psychiques à purger leurs traumatismes au travers des méthodes suivantes :
    · Entretiens individuels : chaque patient bénéficie de 3 séances de 45 minutes. Une première séance afin d’évaluer l’état psychologique de la patiente, une deuxième au milieu du dispositif afin de mesurer l’évolution de la patiente puis à la fin du programme pour effectuer un bilan de la prise en charge.
    · Ateliers de groupes de parole : chaque patient participe à une séance une fois tous les 15 jours, animée par deux psychologues-cliniciens spécialistes du psychotraumatisme.
    · Ateliers d’art-thérapie (art-plastique, danse corporelle, atelier d’écriture), animé par un art-thérapeute formé au psychotraumatisme. 
    Les thèmes traités seront étroitement liés à la réhabilitation sociale et familiale des femmes et menés en binôme psy/art-thérapeute. 
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    Le confinement et ses conséquences sur notre santé psychologique

    Confiner par définition veut dire rester dans un lieu fermé, par exemple à la maison. On peut aussi se confiner à une seule stratégie.

    Notre sujet d’aujourd’hui est le confinement forcé dû à l’apparition du virus Covid depuis l’année dernière. Les conséquences psychologiques depuis 2020 sont inquiétantes. Nous avons observé, une hausse de dépression chez les hommes et les femmes par la consommation de psychotropes, d’antidépresseurs et de somnifères.

    La source de la sécurité affective et physique. Lorsque le parent devient fragilisé, les conséquences sur les enfants et les adolescents peuvent être catastrophiques car pour les enfants ce n’est pas la situation qui est traumatique mais la réaction des parents. Voir ses parents pleurer, déprimés, anxieux ou sujets à des angoisses prononcées peut traumatiser les enfants.

    L’arrêt d’activité ou la perte de l’emploi a provoqué des déséquilibres psychiques. La peur de l’inconnu, l’incertitude plonge certaines personnes dans un état dépressif. L’origine de la dépression peut être exogène et/ou endogène. La dépression s’exprime par la perte du goût à la vie (ne pas se lever de son lit, rester en pyjama, perte d’envie d’interactions sociales et familiales), la chambre devient le seul lieu de vie.

    Ces exemples concernent les cas sévères de la dépression, tout cela est provoqué par la rupture du lien social. Les sorties sont fortement limitées à de courtes promenades tandis que les cinémas et les théâtres sont fermés… Tout est suspendu.

    Les rapports humains sont interrompus d’une manière générale, avec comme idée fixe qui s’installe dans le psychisme, que tout ce qui vient de l’extérieur est un ennemi. La peur de l’autre qui pourrait être porteur de virus crée de la méfiance. Les asymptomatiques, les enfants… Cette méfiance peut provoquer l’enfermement sociale, encore plus que le confinement lui-même. Par exemple, l’heure du confinement est à 18 heures : avant le couvre-feu les gens ne sortaient plus de chez eux même aux heures autorisées.

    Les conséquences de la dépression provoquent la perte du sens, pleurs, anxiété, angoisses, troubles du sommeil, troubles hormonaux, troubles gynécologiques…

    Nous avons aussi noté l’augmentation des violences conjugales qui ont explosés en France durant la période de confinement passant à plus de 21 % par rappoort à l’année en 2019.  Les violences sur enfants sont également en augmentation, ainsi que le nombre de divorce qui s’est multiplié.

    Tous ces chamboulements psychologiques dont les parents sont victimes, peuvent avoir des conséquences sur leurs enfants. Pourquoi ?

    1) Les parents sont la source de la sécurité affective, physique. Lorsque le parent devient fragilisé, les conséquences sur les enfants et les adolescents peuvent être catastrophique, car pour les enfants ce n’est pas la situation qui est traumatique mais la réaction des parents. Voir ses parents pleurer, déprimés, anxieux ou sujets à des angoisses prononcées peut traumatiser les enfants.

    2) Les parents sont la colonne vertébrale des enfants, leur ressource, confort et leurs modèles.

    3) La maison est le lieu sécure. Ce lieu, s’il devient le mauvais objet,  il devient difficile pour les enfants de se développer sereinement sur le plan cognitif, affectif.

    Le confinement se fait à la maison donc nous n’avons pas le choix que l’appréhender et le réorganiser.

    Si l’école doit se faire à la maison, comment devons-nous réagir ?

    Quelques conseils pratiques : à adapter selon les situations

    Trouver rythme, préparer le changement et organiser son planning personnel. Il est important que l’enfant ne sente pas que ses parents sont débordés ou stressés.

    Le rythme des enfants selon leurs tranches d’âge : dans l’hypothèse qu’ils soient en âge d’être scolarisés, instaurer une règle de deux heures de cours le matin, deux heures l’après-midi, une heure de déjeuner et des petites pauses. Les weekends sont des moments de repos.

    Dans le cas où l’enfant est perturbé, présente des troubles de la concentration par exemple, et où il n’y aurait personne pour l’aider aux devoirs. Il convient de trouver des solutions en parallèles, en demandant l’implication d’un grand frère ou d’une grande sœur, l’aide d’un voisin ou de sa maitresse.

    Pas de forcing, s’il n’arrive à se concentrer seulement les matins c’est déjà une bonne chose. Dédier les après-midis aux loisirs car il est important de mettre l’accent sur les activités ludiques, telle que la musique, lectures d’histoires, dessins animés, films adaptés etc.… Les enfants doivent trouver un équilibre dans la maison.

    Concernant les adolescents collégiens et lycéens c’est un peu différent, mais le principe reste le même les devoirs à la maison doivent rester prioritaires pour ne pas rentrer dans le décrochage scolaire !

    Le rôle des parents quel que soit l’âge de leurs enfants, est d’être vigilent sur le moral de leurs enfants. Le mot clé est la vigilance tous les symptômes évoqués au début vous devaient être vigilant.

     

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