Les ateliers de thérapie culinaire

Comme l’art, la dramathérapie, l’écriture ou la musique, la cuisine peut aider à dépasser ses souffrances. À défaut d’être un cordon-bleu, nous avons tous déjà préparé un gâteau ou une salade. Cette activité familière fait désormais partie, en milieu hospitalier, du traitement des addictions, de la dépression, de la maladie d’Alzheimer, des stress post-traumatiques ou des troubles alimentaires (anorexie, obésité…). On l’identifie comme « thérapie culinaire ». Cet activité peut être vue comme un groupe de parole où l’on occupe les mains. La thérapie culinaire va encore plus loin vu qu’elle requiert l’utilisation des 5 sens contrairement à la grande majorité des thérapies et va pousser les participants à atteindre un seuil physiologique calme et moins anxieux en se concentrant moins sur leur anxiété et plus sur le toucher des aliments, l’odeur pendant la cuisson, la forme ou la présentation du plat, le goût et les sons générer par la préparation de la recette. L’atelier va pousser les participants à exercer leur motricité en maniant des ustensiles, développer leurs facultés cognitives en faisant appel à la gestion du temps et à la concentration, stimuler la mémoire et la communication par l’échange avec d’autres participants…
La cuisine offre un support thérapeutique très riche. Comme pour chacun d’entre nous, cette activité réveille le désir et, par l’accomplissement d’une « œuvre », valorise l’image de soi.
Dans ce contexte convivial, créatif et libérateur, la cuisine n’est pas seulement symptomatique de notre tempérament, de notre humeur ou de notre mode de relation aux autres. Elle donne l’appétit de dire ce que nous avons sur le cœur et peut aussi être un vrai catalyseur de transformation personnelle. Une quête de soi à déguster sur place ou à faire mijoter à feu doux en psychothérapie.

 

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