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    Prise en charge psychologique gratuite pour femmes victimes de violences

    Comment ? Les Ateliers de la Résilience, un dispositif gratuit de groupes de parole combinés à de l’art-thérapie tels que l’expression corporelle et l’art plastique, dans un cadre sécurisé et propice à la reconstruction.

    Pourquoi ? La recrudescence des violences conjugales, intrafamiliales, physiques et psychiques faites aux femmes durant la pandémie et de nombreuses demandes d’accompagnement psychologique de nos partenaires associatifs.
    Quand ? Création de nouveaux groupes dès le 7 septembre 2021. 
    Objectif : favoriser la réhabilitation sociale et familiale, la résilience, reprendre confiance en soi et en la société, se reconstruire sur le plan individuel et collectif.

    Les Ateliers de la Résilience

    Les Ateliers de la Résilience est un programme thérapeutique gratuit, conçu par le Centre Phoenix à l’attention de femmes souffrant de stress post traumatique suite aux violences qu’elles ont endurées, mais également de familles lorsqu’elles ont, du fait de ces violences, perdu une mère, une sœur, une proche. 
    L’objectif des Ateliers de la Résilience consiste aussi à faciliter la réintégration des victimes dans la société parce que le premier réflexe des personnes traumatisées est le repli sur soi. Le traumatisme provoque un tsunami émotionnel où l’individu perd durant une « période », tous ses repères. Mais ce repli est nécessaire pour se retrouver et se reconstruire avec les participants du même groupe ; cette transition est primordiale pour le retour dans la société.
    Les Ateliers de la Résilience permettent aux victimes le passage de la vie psychique traumatique à la vie réelle et familiale avec l’aide des psychologues, pour évaluer en temps réel leurs réactions et pouvoir intervenir en cas de besoin.
    Ce dispositif propose des outils thérapeutiques qui vont aider les victimes de violences physiques et psychiques à dépasser leurs traumatismes au travers des méthodes suivantes :
    · Entretiens individuels : Trois séances de 45 minutes. Une première séance afin d’évaluer l’état psychologique de la patiente, une deuxième au milieu du dispositif afin de mesurer l’évolution de la patiente puis à la fin du programme pour effectuer un bilan de la prise en charge.
    · Groupes de parole : Une séance tous les 15 jours, animée par deux psychologues-cliniciens spécialistes du psychotraumatisme.
    · Art-thérapie : art-plastique, danse corporelle, atelier d’écriture, une fois tous les 15 jours animé par un art-thérapeute formé au psychotraumatisme. 
    Les thèmes traités seront étroitement liés à la réhabilitation sociale et familiale des femmes et menés en binôme psy/art-thérapeute.
    Inscriptions :
    Par email  : cppr.centrephoenix@gmail.com en précisant Ateliers de la Résilience dans l’objet du mail
    Par téléphone : 01 81 70 09 77
    Formulaire : ci-dessous
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    Les conséquences psychologiques du confinement sur les victimes du terrorisme

    Le contexte actuel, nous oblige à respecter le confinement et à revoir nos vies, nos modes de fonctionnement, nos pensées et nos vies psychiques !

    Les conséquences psychologiques de ce confinement sur les patients victimes du terrorisme, est celui de la réactivation pour certains des symptômes post-traumatiques, avec comme symptôme aggravant, celui du sentiment de danger imminent, l’extérieur redevient cette menace d’un danger de mort. L’extérieur redevient l’autre ennemi caché, tout le monde devient suspect car potentiellement porteur de virus, consciemment ou inconsciemment cette pensée va réactiver la peur première du terroriste, cet individu caché qui peut surgir à tout moment et peut provoquer la mort.
    Le traumatisme du virus est renvoyé à cette idée de l’attentat terroriste qui avait surgi à un moment improbable, comme celui d’un moment de joie et de partage musical pour commettre l’irréparable.

    Le constat des psychologues du CPPR est que le virus a réactivé les symptômes traumatiques comme ceux de la peur des lieux à forte fréquentation, des grandes surfaces, des transports en communs. Parmi les symptômes, sont les troubles du sommeil, agitation psychologique, sentiment d’insécurité.

    Et pour cause, l’ennemi est invisible comme le terroriste. Nul ne sait qui il peut être : voisin, ami, collègue ? Les patients redeviennent vulnérables et fragilisés psychologiquement. Le sentiment de la malédiction pour certains revient. L’angoisse de la mort avec le sentiment d’impossibilité de s’échapper cette fois ci.

    Deux réactions psychiques sont observées, la première où le confinement est renforcé, la victime ne souhaite plus sortir de la maison car pour elle le danger de mort se trouve à l’extérieur. Dans l’autre réaction, la maison devient au contraire l’objet de l’angoisse. Ne plus sortir de la maison renvoie à l enferment au Bataclan et à la mort peut frapper de l’intérieur et empêche de fuir.

    Il arrive que pour d’autres, paradoxalement, ce moment de restriction sociale soit vécu comme un soulagement. Un soulagement qui est nettement perceptible dans les séances thérapeutiques. Soulagement de « enfin ne pas être obligé de se forcer à agir », ne pas être contraint à effectuer des actions qui sont d’ordinaire vécues comme pénibles, voir « impossibles ». Enfin, on a le « droit et même l’obligation » de ne rien faire, de rester chez soi, dans son cocon, caché au monde ».

    Bien sûr, ce soulagement est tout autant perturbant que les angoisses citées plus haut, car vécu sur un mode culpabilisant. La culpabilité de jouir de «ne rien faire » alors que dans des circonstances normales, « on serait obligé de faire ». En effet, au fond de soi-même, on sait bien que ces inhibitions de faire sont d’ordre névrotiques, phobiques. Faire ses papiers est une phobie administrative par exemple tout comme sortir simplement dans la rue et prendre le métro réveille la claustrophobie ; en névrose post traumatique ( suites névrotiques d’attentats) qui se décrit par l’évitement des lieux publics à forte fréquentation où le risque d’attentat est fantasmé comme plausible)…

    Là, le confinement qui interdit ces rassemblements de « cibles potentielles » est alors vécu comme un soulagement… et fait un temps de pause pour ces angoisses, temps qui pourra être mis à profit, justement pour travailler en thérapie….

    Donc… thérapie par téléphone, en Skype ou autre, c’est LE moment …

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