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    De la nécessité de parler de son travail d’analyste à un autre analyste

    Posté par Fainsilber
    27 juin 2008
    Dans les temps anciens, ceux où j’ai commencé à exercer le métier de psychanalyste, les jeunes analystes travaillaient pendant plusieurs années si je puis dire « sous contrôle ». Certes ce mot est plus que mal choisi. On préfère quelquefois à ce mot de contrôle, surtout dans les pays anglo-saxons, celui de supervision. Enfin c’est le mot en usage pour indiquer le fait qu’à ses débuts, il est judicieux qu’un analyste puisse parler de son travail avec ses analysants à un autre analyste.

    Il y a quelques années, nous avions proposé avec quelques amis analystes de débaptiser ce contrôle, pour tous les effets surmoïques qu’il pouvait provoquer en référence à cette période infantile de l’apprentissage de la propreté avec éducation des sphincters. A la place nous avions proposé le nom d’accompagnée. Le jeune analyste était accompagné dans ses premiers pas auprès de ses analysants, par un analyste plus expérimenté.

    Quelque soit le nom choisi, ces séances d’accompagnée ne sont pas tellement nécessaires pour une question d’habilitation ou de reconnaissance de l’analyste par ses pairs, mais plutôt à cause du besoin qu’il ne peut qu’éprouver de faire le mieux possible ce qui était attendu de lui, une écoute efficace de ses analysants ayant pour effet une juste interprétation.

    Plutôt que de clinique ou de théorie, il me semble que dans ces accompagnées, il s’agit plutôt d’acquérir une technique analytique, avec la conscience aigüe de l’analyste de ce qui peut lui faire défaut et aussi la responsabilité qu’il se trouve avoir à assumer.

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