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    Quand le corps exprime le mal-être.

    Quand elle n’est pas verbalisée, la souffrance psychologique ressurgit sur le corps. Un signal d’alerte à prendre en compte.
    « Se ronger les sangs », « se faire de la bile », « avoir les reins solides » ou « se prendre la tête » : les expressions les plus imagées de la culture populaire témoigne de la force de la relation entre le corps et l’esprit. Nous l’avons tous déjà expérimenté : notre mal-être psychique a des retombées physiques souvent immédiates.
    Si ces désagréments peuvent disparaître une fois la contrariété passée, il arrive que le phénomène prenne une place grandissante dans notre vie. « Somatiser, c’est être atteint par des troubles qui sont, par nature, inexpliqués, explique Antoine Bioy, professeur de psychologie clinique et psychopathologie à l’Université Paris 8. Son origine n’est pas assuré mais le trouble somatique a des répercussions d’ordre émotionnelle, psychologique ou comportementale. Psychologiquement, la personne n’arrive pas à ‘s’ajuster’, à trouve la ‘juste émotion’. »
    Un exutoire à la peine et à l’anxiété
    Manon, 31 ans, en a fait la douloureuse expérience. A 14 ans, elle perd son père, sans avoir pu lui dire au revoir. S’en suivent plusieurs mois de maladies à répétition. « J’ai d’abord eu la mononucléose, puis des angines en cascade, je ne m’en sortais pas. Le pire a été quand des kystes sont apparus partout, sur mon visage, mais aussi dans ma gorge. Cela m’empêchait de manger et de parler. Le médecin a identifié un staphylocoque doré. J’attrapais tout car je n’avais plus de défenses immunitaires. »

    Incapable de faire face à ce choc émotionnel, Manon a laissé son corps vivre ce deuil à sa place, comme si la douleur physique était un exutoire à sa peine et son anxiété.

    Par Leslie Rezzoug.

  • Blogue,  Freud

    De la nécessité de parler de son travail d’analyste à un autre analyste

    Posté par Fainsilber
    27 juin 2008
    Dans les temps anciens, ceux où j’ai commencé à exercer le métier de psychanalyste, les jeunes analystes travaillaient pendant plusieurs années si je puis dire « sous contrôle ». Certes ce mot est plus que mal choisi. On préfère quelquefois à ce mot de contrôle, surtout dans les pays anglo-saxons, celui de supervision. Enfin c’est le mot en usage pour indiquer le fait qu’à ses débuts, il est judicieux qu’un analyste puisse parler de son travail avec ses analysants à un autre analyste.

    Il y a quelques années, nous avions proposé avec quelques amis analystes de débaptiser ce contrôle, pour tous les effets surmoïques qu’il pouvait provoquer en référence à cette période infantile de l’apprentissage de la propreté avec éducation des sphincters. A la place nous avions proposé le nom d’accompagnée. Le jeune analyste était accompagné dans ses premiers pas auprès de ses analysants, par un analyste plus expérimenté.

    Quelque soit le nom choisi, ces séances d’accompagnée ne sont pas tellement nécessaires pour une question d’habilitation ou de reconnaissance de l’analyste par ses pairs, mais plutôt à cause du besoin qu’il ne peut qu’éprouver de faire le mieux possible ce qui était attendu de lui, une écoute efficace de ses analysants ayant pour effet une juste interprétation.

    Plutôt que de clinique ou de théorie, il me semble que dans ces accompagnées, il s’agit plutôt d’acquérir une technique analytique, avec la conscience aigüe de l’analyste de ce qui peut lui faire défaut et aussi la responsabilité qu’il se trouve avoir à assumer.

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