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    Attentat de Nice : le traumatisme des enfants

    Attentat de Nice : le traumatisme des enfants
    Par Sofia Fischer
    Dimanche 14 juillet 2019
    La Fondation Lenval, au CHU de Nice, a lancé il y a un an et demi une étude inédite en Europe sur les séquelles psychiatriques chez les enfants présents lors de l’attentat du 14 juillet 2016.
    De la fenêtre du septième étage de l’hôpital Lenval pour enfants, à Nice, on pourrait ne voir que la mer. La mer à perte de vue. Mais, en s’approchant des vitres, on aperçoit aussi la « Prom », comme l’on surnomme ici la promenade des Anglais, ainsi que le chemin qu’a emprunté Mohamed Lahouaiej Bouhlel avec son 19-tonnes pour entamer sa course folle, le 14 juillet 2016. Bilan de cet attentat : 86 morts, 458 blessés et des centaines de familles traumatisées.
    Dans la salle d’attente, un ado avec ses écouteurs dans les oreilles tourne en rond et finit par sortir prendre l’air. Les espaces confinés l’angoissent. Une petite fille, d’habitude mutique, se met à hurler quand sa mère tente d’aller aux toilettes.
    C’est ici, parmi les Playmobil de pompiers et de policiers, que se déroule depuis un an et demi une étude épidémiologique inédite en Europe : un programme de recherche baptisé « 14-7 », pour étudier les incidences et l’évolution des troubles psychiatriques chez les enfants présents lors de l’attentat.

    Sur les 378 enfants suivis, plus de 60 % souffrent de symptômes liés au stress post-traumatique

    Les résultats provisoires sont édifiants : sur les 378 enfants suivis, plus de 60 % souffrent de symptômes liés au stress post-traumatique. Chez les plus jeunes, plus de la moitié ont développé des phobies et des troubles du sommeil. Pour les plus âgés, il s’agit plutôt de pathologies nerveuses : tics, panique, anxiété de séparation…
    Jamais autant d’enfants n’avaient été frappés par une attaque terroriste en France. « La population pédiatrique touchée, la violence de l’attaque, avec l’intention de tuer, dans un pays en paix, a rendu la situation inédite », explique la professeure Florence Askenazy, responsable du programme. La recherche porte également sur des prélèvements salivaires afin d’observer des modifications au niveau de l’expression des gènes.

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    Attentat de Nice : 60 % des enfants souffrent encore de stress post-traumatique


    L’étude porte sur les enfants et les adolescents rescapés de l’attentat de Nice survenu le 14 juillet 2016. / © Philippe de Poulpiquet – MAX PPP
    Attentat de Nice : 60 % des enfants souffrent encore de stress post-traumatique
    Par Aline Métais
    Publié le 03/07/2019
    D’après une étude de la Fondation Lenval, le bilan de l’attentat de Nice est aussi terrible par le traumatisme psychologique qu’il a causé à 60% des enfants. Les psychiatres cherchent à comprendre comment les enfants traumatisés évoluent après ce drame.
    C’est un programme de recherche unique en Europe, baptisé 14-7. Du nom de la date gravée dans la mémoire collective : 14 juillet 2016. L’attentat survenu à Nice sur la Promenade des Anglais est l’un des plus meurtriers : 86 morts et 458 blessés.

    365 participants

    Ce bilan est aussi terrible par le traumatisme qu’il a causé à l’ensemble des rescapés et des témoins directs ou indirects parmi lesquels de nombreux enfants. Le service psycho-traumatologie de la Fondation Lenval a donc commencé une étude de suivi psychologique il y a 1 an et demi. Parmi les 365 participants, il y a 208 enfants ou adolescents et 157 parents.

    Stress post-traumatique

    Les psychiatres cherchent à comprendre comment les enfants traumatisés et leur familles évoluent après l’attentat. L’un des premiers résultats est inquiétant : 60% d’entre eux subissent encore des troubles de stress post-traumatique, près de 3 ans après cette nuit dramatique.

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