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    De la nécessité de parler de son travail d’analyste à un autre analyste

    Posté par Fainsilber
    27 juin 2008
    Dans les temps anciens, ceux où j’ai commencé à exercer le métier de psychanalyste, les jeunes analystes travaillaient pendant plusieurs années si je puis dire « sous contrôle ». Certes ce mot est plus que mal choisi. On préfère quelquefois à ce mot de contrôle, surtout dans les pays anglo-saxons, celui de supervision. Enfin c’est le mot en usage pour indiquer le fait qu’à ses débuts, il est judicieux qu’un analyste puisse parler de son travail avec ses analysants à un autre analyste.

    Il y a quelques années, nous avions proposé avec quelques amis analystes de débaptiser ce contrôle, pour tous les effets surmoïques qu’il pouvait provoquer en référence à cette période infantile de l’apprentissage de la propreté avec éducation des sphincters. A la place nous avions proposé le nom d’accompagnée. Le jeune analyste était accompagné dans ses premiers pas auprès de ses analysants, par un analyste plus expérimenté.

    Quelque soit le nom choisi, ces séances d’accompagnée ne sont pas tellement nécessaires pour une question d’habilitation ou de reconnaissance de l’analyste par ses pairs, mais plutôt à cause du besoin qu’il ne peut qu’éprouver de faire le mieux possible ce qui était attendu de lui, une écoute efficace de ses analysants ayant pour effet une juste interprétation.

    Plutôt que de clinique ou de théorie, il me semble que dans ces accompagnées, il s’agit plutôt d’acquérir une technique analytique, avec la conscience aigüe de l’analyste de ce qui peut lui faire défaut et aussi la responsabilité qu’il se trouve avoir à assumer.

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  • Art-thérapies,  Article

    Le chorégraphe qui aide les femmes violées à se reconstruire

    Le chorégraphe qui aide les femmes violées à se reconstruire
    Par Clémence Guinard et Marie Haynes,
    publié le 21/06/2019 à 14:08
    Bolewa Sabourin est danseur et chorégraphe. Il utilise la musique et le mouvement pour aider les femmes violées à se réapproprier leur corps et leur esprit.
    « Allez on y va, on n’y arrivera pas si on est timoré ! » Sur le rythme d’un djembé, Bolewa Sabourin invite les femmes qui l’entourent à lâcher prise. Les pieds, les hanches, les épaules, la tête, tout doit bouger, pour oublier. Oublier le temps d’une heure le corps meurtri et le traumatisme du viol. Avec la danse, le chorégraphe veut aider ces victimes à retrouver « l’envie de prendre du plaisir ».
    Il a élaboré un projet thérapeutique « Re-création », qu’il met en oeuvre avec son ami William Njaboum et son association Loba, dont « l’idée est de passer une heure à travailler le mouvement, suivie d’une heure à libérer la parole. » Après avoir dansé, les femmes sont invitées à échanger, en présence d’une psychologue. « Si certaines éprouvent le besoin de revenir sur ce qu’elles ont vécu, c’est que le mouvement les y aura aidées », analyse-t-il.

    « Le rythme permet de les recentrer »

    Bolewa Sabourin est franco-congolais. Il a d’abord développé ce projet pour les femmes de République démocratique du Congo (RDC), les mêmes que le docteur Mukwege, prix Nobel de la paix 2018, soigne dans son hôpital de Panzi, au Sud Kivu. Dans cette région instable, beaucoup sont victimes du viol, utilisé comme une arme de guerre par les milices locales.
    « J’en avais entendu parler en tant que Congolais, mais comme quelque chose de presque banal. On avait banalisé ces horreurs… » se souvient-il. Mais en 2016, à Paris, sa rencontre avec Denis Mukwege le fait réagir : « J’avais besoin d’un modèle congolais, qui me permette d’y aller, de m’engager sur ces questions ».
    Il met au point son projet thérapeutique, le présente au médecin et se rend en RDC, le pays de son père, y rencontrer ces femmes en souffrance et les faire danser. « Elles sont souvent ‘dérythmées’ à cause de ce qui leur est arrivé, a-t-il constaté. Elles ne savent pas par quel bout prendre la vie. Le rythme leur permet de reprendre petit à petit les choses en main et de recadrer, recentrer ».

    Pour lire la suite de l’article sur le site de l’Express, cliquez sur l’image

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